Environment


Les forêts équatoriales d'Indonésie


Il ne semble pas y avoir de limite au nombre d'espèces et de formes d'adaptation qui composent le vivant des forêts équatoriales. Et pourtant, elles sont le résultat d'un paradoxe entre des conditions climatiques favorables et une compétition sans relâche pour l'accès aux facteurs abiotiques. Une chaleur constante et une pluviométrie élevée offrent des conditions propices à la croissance des espèces jusqu'au point où, trop nombreuses, leur abondance limite l'accès aux ressources. C'est alors qu'elles doivent s'ingénier à trouver des solutions toujours plus efficaces pour occuper suffisamment d'espace afin d'accéder à la lumière, aux nutriments, à l'eau et à tous les autres besoins. Sous l'équateur, tout porte à croire que le vivant s'étend au-delà des limites du possible.

Forêts équatoriales
Orang-outan

Les réserves naturelles d'Indonésie


Ce vaste archipel qu'est l'Indonésie s'étend sur plus de 5 000 km le long de l'équateur et se situe à cheval sur trois zones biogéographiques importantes : Sundaland, Wallacea et Sahul. Cette étendue, ce climat tropical et cette géographie insulaire ont permis la croissance d'une biodiversité riche et exceptionnelle par ses nombreuses espèces endémiques. Les réserves que traite cette section du site représentent des échantillons des différents paysages de ce patrimoine naturel. Elles agissent comme des poumons écologiques qui apportent de la fraîcheur et permettent une régénération de cette nature.

Diversité des mangroves


Les mangroves sont cette formidable avancée de la forêt sur la mer. C'est la fantastique adaptation de quelques espèces d'arbres au milieu extrême que sont les rivages côtiers. Un milieu sous l'influence permanente des marées qui hésite entre terre et mer.

Ces espèces ont dû composer avec des éléments nocifs tels qu' une forte densité saline, dont le sodium, poison pour les plantes, les sulfates, et un pH très acide, impropre à la croissance, réduisant l'absorption du précieux phosphore et augmentant la toxicité de l'aluminium, ainsi qu' un milieu anoxique. Une forte concentration en sel assèche les plantes selon une loi simple qui veut que les fluides migrent vers la plus forte concentration en ions.

Toutefois, même si le nombre d'espèces pouvant vivre dans ces conditions reste limité, les mangroves sont là et se dressent fièrement dans ces eaux amères comme une victoire sur le biologiquement impossible.

Mangroves

La flore du Gobi


Cet aperçu de la flore du Gobi comprend des photos de plantes prises durant l'été 2011 lors de plusieurs expéditions dans le sud du Bayankhongor et dans l'Ömnögovi. Il s'agit d'une tentative de détermination de ces espèces et d'un compte rendu des informations les concernant. Ce petit flora gobica s'intéresse particulièrement à l'adaptation de ces plantes au milieu aride et à leur éventuelle utilisation traditionnelle par les populations locales.


Parmi les centres d'intérêt de ce voyage figuraient les steppes à saxaul et une certaine espèce de Cistanche comme l'indique la photo ci-contre.