Voyages


Gunung Leuser

La forêt primaire de Gunung Leuser


La forêt tropicale humide du parc national de Gunung Leuser présente une grande complexité et une grande richesse écologiques. Elle couvre près de 8000 km² et s'étend depuis les basses plaines côtières jusqu'à 3000 mètres d'altitude. On y trouve différents types de sols : volcaniques et riches en minéraux, gorgés d'eau, calcaires, voire fortement érodés et acides. Cette diversité de terrains a façonné une vaste mosaïque d'habitats où varient la composition des espèces et la dynamique des écosystèmes.

Au sud de la chaîne de Barisan


Le parc national de Bukit Barisan Selatan s’étend sur la partie méridionale de la chaîne des Bukit Barisan, dans le sud de Sumatra, sur une superficie d’environ 356800 hectares. Il protège une remarquable diversité d’écosystèmes, depuis les forêts côtières et les mangroves jusqu’aux forêts tropicales de plaine, aux forêts de collines et aux forêts de montagne. Le parc joue également un rôle essentiel dans la conservation de plusieurs grands mammifères gravement menacés, parmi lesquels le tigre de Sumatra, l’éléphant de Sumatra et le rhinocéros de Sumatra.

Bukit Barisan
Gunung Kerinci

La forêt primaire de Kerinci Seblat


Kerinci Seblat s’étend le long de la chaîne du Bukit Barisan, au cœur de Sumatra. Le parc présente une grande amplitude altitudinale, allant des basses terres à 150 mètres jusqu’à près de 4 000 mètres au sommet du mont Kerinci. Cette diversité géographique crée une mosaïque d’écosystèmes uniques. Dans les plaines, les forêts de diptérocarpes dominent le paysage. Plus haut, elles laissent place aux forêts de montagne, riches en épiphytes, bambous, rotins et mousses. À l’approche des sommets, les forêts de brouillard s’effacent pour révéler des maquis de broussailles et des pelouses alpines. Kerinci Seblat abrite également une flore exceptionnelle de sous-canopée et d’épiphytes, avec plus de 300 espèces d’orchidées et une grande diversité de népenthes.

La savane africaine de Java


La région qui entoure le mont Bukit Baluran, au nord-est de Java, bénéficie d’un microclimat sec particulier. Les hauts sommets du complexe Raung-Ijen interceptent la majeure partie des pluies de la saison humide, tandis que, durant la saison sèche, des vents continentaux venus d’Australie balaient la région. Cette région se caractérise par une vaste savane dominée par des herbacées, le jujubier Ziziphus mauritiana et d’autres espèces adaptées à endurer de longues périodes sans pluie. On y rencontre également plusieurs espèces endémiques et menacées d’extinction, comme le paon vert de Java, le banteng ou le léopard de Java, qui continuent de vivre à l’ombre du mont Bukit Baluran.

Bukit Baluran
Sumba

L'île de Sumba


L'écologie de Sumba est façonnée par un substrat calcaire et poreux qui limite la rétention d'eau, une longue saison sèche, l'irrégularité des pluies apportées par la mousson de nord-ouest, ainsi que par des incendies récurrents. De ces contraintes conjuguées est né un paysage dominé par la savane, où les forêts décidues se réfugient au creux des vallées tandis que les forêts primaires se maintiennent en altitude, là où les précipitations restent plus abondantes.

Les dragons de Komodo


Début décembre 2012 je me suis rendu dans le parc national de Komodo. Cet endroit, bien que très touristique, est un lieu de pèlerinage incontournable pour les amoureux de la nature.


Ce parc national offre des attraits extraordinaires autant sur les terres que peuplent ses mythiques dragons qu'en mer où se cachent une faune et une flore de toute beauté.


Il comporte plus de 1800 kilomètres carrés d'océan, de fonds marins et de tout un chapelet d'îles. Il est possible d'y faire des excursions terrestres sur les îles de Rinca et de Komodo, d'observer les récifs coralliens le long des plages avec masques et tubas ou encore d'explorer en plongée les profondeurs marines du parc...

Dragon de Komodo
Gunung Mutis

Le massif montagneux de Mutis


Avec ses 2427 mètres d’altitude, le mont Mutis constitue le point culminant de la partie indonésienne de l’île de Timor et l’un des sommets les plus élevés des Petites îles de la Sonde. Sa position au cœur de la région biogéographique de Wallacea, ainsi que la composition particulière de ses écosystèmes montagnards, lui confèrent une biodiversité originale, mêlant des influences asiatiques et australasiennes. Son paysage végétal forme une mosaïque de forêts montagnardes, de formations dominées par l’Eucalyptus et de prairies d’altitude, qui témoigne des conditions climatiques particulières des hauts reliefs de Timor.

La réserve naturelle de Bang Pra


Autour du lac semi-naturel de Bang Pra, seules la pêche et la cueillette sont autorisées. Les fermiers peuvent venir y faire paître leur bétail mais la chasse d’animaux à plume ou à poils y est strictement interdite. Ainsi, le site héberge une grande variété d’espèces d’oiseaux. Cette diversité ornithologique s’explique également par la proximité de milieux très différents parmi lesquels on trouve une forêt sèche, des steppes, des roselières et le lac.


Plusieurs sentiers parcourent les berges de Bang Pra et ses forêts. L’un d’eux contourne le petit lac des Aigrettes dont les eaux profondes attirent de nombreux oiseaux tels que les martins pêcheurs, les aigrettes et les cormorans. Un autre se faufile entre les bois et les steppes où se nichent d’autres espèces apparentés à ces deux écosystèmes. En tout, une centaine d’espèces hante la réserve.

Bang Pra
Le désert du Gobi

Le désert du Gobi


Le désert du Gobi s’étend entre l’Alashan et les plaines qui précèdent les montagnes du Khangaï, l’Altaï et la longue steppe de l’Est. Il comprend de nombreux paysages qui possèdent chacun leur particularité accueillant divers écosystèmes et proposant divers modes de vie sociale. Cette diversité comporte notamment de vastes plaines arides, des déserts de cailloux ou de surface pierreuse, des dunes amassées par les grands vents printaniers, d’imposantes montagnes rocheuses telles que la chaîne de Bogd, de profonds canyons, des cônes alluviaux, des formations karstiques, des bassins intérieurs où s’accumulent des marais salés ou des lacs d’eau saumâtre et des oasis où une poussée végétale semble apparaître de nulle part. Chacun de ces environnements possède leurs écosystèmes où dominent différentes espèces de plantes, d’insectes, d’animaux. Chacune a réussi à s’adapter à des conditions extrêmes en développant des stratégies uniques...

Le Tibet


À plus de 4000 mètres d'altitude, sur ce que l'on appelle le toit du monde, les Tibétains de toutes origines sont parvenus à fonder et à faire prospérer une civilisation unique, capable de s'enrichir et de traverser les millénaires malgré un environnement des plus hostiles. Toutefois, depuis son annexion au territoire chinois en 1951, cette civilisation connaît aujourd'hui l'un de ses plus grands défis pour sa survie.

C'est cette culture que j'ai eu la chance de côtoyer, en me rendant plusieurs fois au Tibet par mes propres moyens entre 1991 et 1994, à une époque où l'accès de la région aux voyageurs indépendants était plutôt compliquée. Ces pages visent à résumer mon témoignage sur cette région absolument fascinante, à travers quelques textes et photographies.

Le palais du Potala